A la vigne #Juillet 2020

La saison viticole touche à sa fin ! Découvrons ensemble le stade actuel de nos vignes ainsi que les tâches en cours dans le vignoble Beaujolais.


Les baies commencent leur processus de maturation depuis une dizaine de jours, notamment en changeant de couleur pour les cépages rouges : c’est le stade de la véraison. Le flux de sève se dirige vers les baies, augmentant leur teneur en sucres, diminuant l’acidité et favorisant la création de précurseurs aromatiques. Dans le même temps la pellicule et les pépins des gamays mûrissent, ce qui donnera la structure des futurs Beaujolais !

Le potentiel de récolte est toujours satisfaisant mais la sécheresse commence à affecter les ceps.

Un épisode de grêle a touché le vignoble des Coteaux du Lyonnais le 21 Juin dernier sans conséquence sur l’état sanitaire des baies pour le moment. La vigilance est de mise pour surveiller les éventuelles grêles durant le mois d’Août.

Les contrôles maturité vont débuter en fin de semaine prochaine : ils donneront la tendance pour choisir la date de récolte optimale par rapport au produit, sachant que les vendanges débutent toujours avec les raisins destinés aux crémants, puis continuent avec les rosés et les blancs pour terminer avec les rouges. En plus d’analyses régulières, des dégustations de baies par l’équipe technique permettront d’affiner les sélections parcellaires pour les cuvées d’excellence.

Tous nos associés-coopérateurs ont travaillé à produire des raisins de qualité. Cette période de maturation déterminera ainsi la typicité du millésime : suite au prochain épisode !

 

Inès BERTRAND – Technicienne viti-vinicole

TwitterFacebookLinkedIn

Nos 1001 métiers chez Agamy – épisode 12 – Inès, technicienne viti-vinicole

Envie de découvrir nos métiers ?
Ce mois-ci, partons à la rencontre de Inès, notre technicienne amont

Voilà presque un an qu’Inès a rejoint Agamy pour travailler au plus près des vignerons. En tant que technicienne viti-vinicole, elle a un rôle clé sur l’ensemble des travaux amont et un œil attentif sur toutes les opérations ayant lieu avant l’arrivée des raisins à la cave : suivi des vignes, conseil aux viticulteurs, accompagnement vers la formation et les démarches environnementales… Son objectif ? Épauler nos vignerons et les guider sur la conduite de leurs vignes, être l’oreille attentive à leurs attentes et besoins. Découvrons son portrait.

Inès, quel est ton parcours ?

J’ai une double casquette d’ingénieur agronome et d’œnologue. J’ai découvert le milieu agricole pendant mes études à Bordeaux et j’ai eu un coup de cœur pour la viticulture en faisant les vendanges dans la même région. J’ai passé mon diplôme d’œnologue car je souhaitais tout connaitre du vin et des techniques de dégustation, savoir parler des terroirs avec précision. J’ai effectué des stages en Bordelais, Provence, Bourgogne avant de partir quelques mois en Afrique du Sud. A mon retour, j’ai découvert le monde de la coopération chez Loire Propriété avant de poser mes valises au cœur du pays des Pierres Dorées, chez Agamy. Depuis j’accompagne les vignerons, entre autres sur les problématiques de développement durable.

Te rappelles-tu de quelques dates qui t’ont marqué dans ton parcours ?

2016
Mon stage de fin d’étude a lieu au Château Margaux où je découvre des gens simples et humbles. J’apprends énormément à leur contact et prend conscience qu’il n’y a pas besoin de matériel dernier cri pour faire de superbes vins. J’ai gardé cette expérience en tête durant la suite de mon parcours, essayant systématiquement de trouver des solutions à un coût raisonnable.

Août 2019
J’arrive chez Agamy le lendemain d’un épisode de grêle durant duquel certains vignerons ont perdu l’intégralité de leur récolte, le fruit d’un an de labeur en cinq minutes. Je n’avais jamais connu cette problématique jusqu’alors et ai été mise en condition tout de suite… Cet épisode m’a marqué.

Automne 2019
Je prends part pour la première fois à l’effervescence d’une campagne primeurs. Après la fatigue des vendanges il faut enchaîner, conditionner très vite nos vins pour les expédier rapidement, tout en soignant nos cuvées pour offrir une qualité irréprochable. Je découvre le vrai Beaujolais primeur, aromatique et croquant. Rien à voir avec le cliché que je me faisais du Beaujolais nouveau.

Janvier 2020
On démarre les diagnostics chez nos vignerons et en cave dans le cadre de notre labellisation en développement durable  » Vignerons Engagés« . Je prends conscience des enjeux techniques et territoriaux : comment améliorer les pratiques à la vigne tout en prenant en compte les spécificités du territoire (pente, fortes densités, vignobles vieillissants…) ? Un vrai challenge qui me force à envisager des solutions au cas par cas.

Et après ?
Dans l’avenir j’aimerais renforcer le lien entre le vigneron et la cave. Si un vigneron rencontre une problématique, qu’il ait le réflexe de m’appeler afin qu’on réfléchisse ensemble à la meilleure des solutions, concrète et à moindre coût.
Je veux accompagner au mieux les vignerons dans la tornade des exigences sociétales qui arrivent. Faire en sorte que cette transition vers le « produire mieux » soit la plus simple possible pour eux. Quand j’arrive à trouver une solution, ça me fait plaisir ! J’ai le sentiment d’avoir été utile. Mon objectif ? Qu’on produise les meilleurs vins avec les meilleures pratiques environnementales. Que tout le monde avance ensemble et sois convaincu du bien-fondé de nos choix en terme de développement durable. Je ne suis pas prête de m’ennuyer !

 

TwitterFacebookLinkedIn

A la vigne #Juin 2020

La floraison est terminée ! Elle s’est bien déroulée, sous un temps ensoleillé. La « coulure » (fleurs non-fécondées) a été globalement peu importante et les grappes sont bien remplies.


Les fleurs fécondées ont donné des baies de raisins de la taille d’un grain de plomb, puis d’un petit pois ! Actuellement leur taille est d’environ 1 cm. Une fois les baies assez grosses, la grappe devient compacte : on dit qu’elle se « ferme » et tombe légèrement avec la gravité. Ce stade est atteint dans le nord de l’appellation. Il n’y a plus qu’à attendre la véraison, c’est-à-dire le changement de couleur de la grappe, signifiant le début du processus de maturité.

La situation sanitaire continue d’être satisfaisante : après les pluies, le temps est sec et chaud. Pour autant il faut rester vigilant : les maladies qui touchent la vigne étant essentiellement des champignons, un changement de climat peut rapidement faire basculer l’état sanitaire. Un léger épisode de grêle a touché le pourtour de l’agglomération lyonnaise le 18 Juin, avec quelques impacts sur le sud des Coteaux du Lyonnais, sans conséquence à priori.

Certains viticulteurs choisissent à cette période d’effeuiller, c’est-à-dire d’enlever les feuilles situées autour des grappes du côté du soleil levant. Cette pratique vise à exposer tôt les grappes au soleil pour qu’elles évitent de brûler l’été (ce mécanisme est similaire au bronzage !). Elle permet également d’aérer la zone des grappes et donc d’éviter l’humidité, favorable aux maladies.

Côté coopérative, les sélections parcellaires commencent afin de sélectionner les meilleures parcelles en fonction de leur terroir, leur âge, leur exposition et leur situation sanitaire. Un programme passionnant en perspective !

Inès BERTRAND – Technicienne viti-vinicole

TwitterFacebookLinkedIn

Agamy dans le réseau « Vignerons Engagés »

Connaissez-vous la démarche « Vignerons Engagés » ?


Chez Agamy, nous sommes actuellement en conversion pour obtenir le label Vignerons Engagés.

Basé sur un cahier des charges exigeant, ce label audité par l’AFNOR tous les 18 mois s’appuie sur la norme ISO 26000, référence internationale reconnue par plus de 100 pays pour le développement durable et la RSE.

« Vignerons Engagés » défend une vision globale bâtie sur 4 piliers fondamentaux :

Descriptif "Vignerons engagés"

Plus qu’une démarche environnementale, c’est une véritable philosophie de durabilité qui est défendue.

Le label Vignerons Engagés couvre l’ensemble des activités de l’exploitation agricole, mais aussi de la coopérative : de la viticulture jusqu’au conditionnement.

Comment ?
Formation de tous les salariés et vignerons au développement durable.
Diagnostic de l’exploitation des associés coopérateurs et plan d’amélioration.
Suivi de l’impact de la cave sur l’environnement : eau, électricité, déchets, recyclage…
Amélioration des conditions de travail des salariés, implication sociale sur le territoire.
Plan d’action en vue d’assurer le meilleur prix au producteur et au consommateur.

Chez Agamy, le déploiement est prévu en 2021. La mise en place a déjà commencé par une démarche d’amélioration continue dans tous les services.

Les avantages : 
Pour le consommateur :
La garantie d’acheter un vin responsable : peu impactant pour l’environnement et maintenant le tissu social et économique du territoire de production;
Une traçabilité garantie de la vigne au verre;
Pour la coopérative :
L’opportunité de travailler différemment et de réduire son empreinte écologique;
L’implication de l’ensemble du personnel dans une démarche responsable;

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter le site.

 

TwitterFacebookLinkedIn

A la vigne #Mai 2020

La vigne n’a pas chômé pendant le confinement ! Tous les vignerons ont continué leur travail au vignoble pour prendre soin de leurs futurs raisins. Voici un point sur les travaux en cours.


La période actuelle est une des plus importantes dans le cycle de la vigne : la floraison. Les boutons floraux se séparent puis une fleur se développe sur chacun d’eux. Celle-ci va s’autoféconder pour donner les baies de raisins.

La floraison a débuté mi-mai pour les vignes les plus précoces et nous sommes actuellement entre mi et fin-floraison. La récolte promet d’être précoce, car elle débute environ 90 jours après la floraison !

Cette période est très sensible au climat car la pluie et le vent gênent la fécondation et chaque fleur non-fécondée diminue la taille de la future grappe (nombre de baies par grappe).

Ce mois de mai est l’un des plus chaud jamais enregistré, la vigne pousse donc assez vite ! Elle dépasse le fil de palissage, il faut donc relever les rameaux pour les coincer dans les fils releveurs pour éviter de casser des branches avec le vent. Lorsque la pousse dépassera trop le fil de palissage il faudra la rogner, c’est-à-dire en cisailler les extrémités : la vigne étant une liane, il faut en effet la maîtriser afin qu’elle puisse concentrer le flux de sève pour le développement des grappes.

Nous avons commencé les visites au vignoble afin de compter le nombre de grappes et estimer le rendement. Les estimations sont encourageantes, mais pourront être actualisées selon les conditions climatiques.

Inès BERTRAND – Technicienne viti-vinicole

TwitterFacebookLinkedIn