Nos 1001 métiers chez Agamy. Episode 4 avec Philippe Merly, oenologue de notre cave

Envie de découvrir nos métiers ? Ce mois-ci, on part à la rencontre de Philippe Merly, œnologue de notre cave Agamy.

Avant que nos vins ne soient dégustés, il faut prendre soin des vignes, ramasser les raisins, et élaborer les meilleures cuvées. C’est alors que Philippe Merly, notre œnologue, entre en scène. Chez Agamy, il a une place de choix puisqu’il supervise l’élaboration des vins. Au quotidien, il travaille main dans la main avec les maîtres de chai pour que les raisins puissent exalter tous leurs arômes et qu’ils offrent des vins expressifs et équilibrés. Dans la coopérative, il a aussi un rôle de représentation à l’extérieur : participations à des concours agricoles et dégustations professionnelles et grand public font partie intégrante de son quotidien.
Comprendre la vie de la vigne, déguster, assembler, s’enrichir jour après jour et de millésime en millésime… Philippe Merly a façonné et continue à façonner mille styles de vins !

Philippe Merly, quel est votre parcours ?

« Je ne suis pas né dans un vignoble bien que ma grand-mère Rousseau, issue d’une grande famille de vignerons bourguignons, soit une descendante de Nicolas Rolin, alors fondateur des Hospices de Beaune.
Après avoir obtenu un diplôme d’œnologie à Dijon en 1979, j’ai découvert le vignoble du Beaujolais en stage puis dans le monde du négoce. J’ai alors posé mes valises dans ce territoire qui m’a toujours animé.
Pendant plus de 20 ans, j’ai exercé toutes les facettes du métier d’œnologue : mises en bouteilles, achats de raisins, assemblages de vin et dégustations, ce qui m’a permis de gagner mes galons de docteur gamay. »

Quelles sont vos années marquantes chez Agamy ?

2002 – « Mes premiers pas dans la coopérative débutent en 2002. J’intègre alors la petite équipe à la création de GTS (Grands Terroirs et Signatures) dont sera issu Signé Vignerons puis Agamy. Depuis, je n’en suis jamais reparti. »

2004 – « Je me souviens bien de l’année 2004 car c’était une année difficile à cause de la pourriture des raisins. Il a fallu combattre la géosmine* partout : à la vigne, au remplissage des cuves, au moment du pressurage, des soutirages, des assemblages… »

2009 – « 2009, c’est l’année du siècle ! J’ai vécu tout ce dont rêve un œnologue : de la couleur, du corps, du gras et du fruit, que l’on a réussi à sublimer au moment des assemblages. 2009 restera une grande année pour les vins du Beaujolais ! »

2015 – « 2015 est une nouvelle année grandiose. Le climat a été très clément et a offert des baies d’une grande maturité, où le fruit était dominant. »

De 2016 à 2018 – « Après de nombreuses années à m’investir dans la coopérative, je vois naître Agamy, fusion des caves de Bully-Quincié, Sain-Bel et Trelins. L’association des 4 sites a apporté une grande diversité au niveau culturel, technique et humain.
Aujourd’hui, le monde du vin a changé et les attentes des consommateurs aussi. Chaque jour, en lien avec les commerciaux, il faut élaborer des vins qui répondent aux besoins du marché. Le cépage gamay que je connais si bien me permet de prendre les meilleures décisions et d’adapter les types de vin à la consommation.
Le métier d’œnologue me passionne depuis toujours, surtout quand on le fait, comme ici, avec des vignerons et des collaborateurs performants et impliqués. »

* Géosmine : c’est un composé libéré par certaines bactéries du sol appelées Actinomycètes et la pluie qui tombe les amène à être éjectées dans l’air. Outre son odeur, le composé donne un gout terreux aux liquides, un marqueur de contamination pour l’eau où le vin.

FacebookTwitterGoogle+PinterestTumblr

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *