duchampt

Portrait de Vignerons #10

Présentez-vous en quelques mots…
Georges Duchampt, vigneron depuis 1977, marié et père de 2 enfants. J’ai commencé à travailler en tant que coopérateur à la cave de Quincié, puis j’ai vinifié une partie de mon exploitation, en gardant l’autre partie à la Cave de Quincié pour les valeurs mutualistes et d’entraide qu’elle porte. Produire son vin et le vendre sous son propre nom est un aboutissement du métier de vigneron. Depuis 2010, je suis à la retraite mais j’exploite toujours quelques vignes et je participe beaucoup avec plaisir aux opérations et animations commerciales de la Cave de Quincié. J’aime le contact avec les consommateurs et le partage.

Comment êtes-vous devenu vigneron ?
Je suis issu d’une famille de vignerons : mes parents et mes grands-parents étaient vignerons. Mes ancêtres étaient tous des paysans depuis 1630, du temps des serfs salariés agricoles. Même si je suis né dans l’esprit du vin, ce fût pour moi un vrai choix de carrière. J’avais une vraie envie de travailler à la production de ce produit culturel et civilisationnel qui donne du plaisir aux Humains depuis des milliers d’années. Alors, je me suis installé à 25 ans en reprenant les terres de mes parents. Petit à petit, j’ai agrandi mon exploitation en achetant les terres voisines.

Qu’est-ce qui vous rend fier de votre métier ?
Faire un vin qui soit apprécié, qui réjouisse les gens et qui soit fédérateur de moments de bonheur. J’aime l’image du verre de l’Amitié. Je suis fier de communiquer ma passion aux milliers de vendangeurs et consommateurs depuis plus de 40 ans. Leur avoir appris à déguster un vin avec beaucoup d’humilité me rend fier également.

Quelles sont vos passions en dehors de votre métier ?
Le chant. Je fais partie d’un ensemble vocal « la Mézerine » à Belleville sur Saône. Avec notre chorale et les orchestres qui nous accompagnent, nous interprétons des pièces classiques, comme de nombreux requiems (Mozart, Fauré,…). Le Chant, la Musique et le Vin constituent un trio universel. J’ai également une vraie passion pour le tarot, le jeu de dames, même si je ne gagne pas souvent (rires). Et puis, je suis passionné par le combat de ma vie : le respect des femmes avec beaucoup de courtoisie. Je suis heureux de voir que la place de la femme dans les vignes du Beaujolais gagne du terrain. Vous savez que les femmes n’avaient pas le droit de tailler la vigne, il y a encore quelques années ? Tout ça pour des raisons symboliques ? Je suis heureux d’avoir été témoin de cette évolution de notre société.

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