Notre point vignoble du mois de février

Nous sommes à la fin du mois de février et il semble que l’hiver touche déjà à sa fin !
Au cœur de ce printemps avant l’heure, voici un point sur les travaux en cours dans notre vignoble.


Depuis le milieu du mois, nous enregistrons des températures journalières avoisinant 15 à 18°C. Les nuits restent cependant fraîches avec des températures proches de zéro. Le mois de février aura été plus doux que la normale, avec un déficit en terme de précipitations.

Les bourgeons d’hiver sont toujours recouverts d’écailles brunâtres (repos hivernal) mais on observe l’écoulement de la sève au niveau des plaies de taille : cela témoigne du  réveil de la vigne !

On estime à ce jour que 70 à 80 % du vignoble est désormais taillé. C’est la taille guyot qui est la plus répandue dans le vignoble, bien que l’on trouve aussi des tailles en gobelet notamment dans le nord du Beaujolais.

Les vignerons doivent maintenant ‘tirer les bois’ (ce sont les sarments qui ont été coupés et reposent au sol) et les faire brûler. Si besoin, ils changeront quelques fils et poteaux pour entretenir le palissage. Ils peuvent aussi être amenés à déraciner et à enlever des ceps morts.

Ces travaux effectués, la vigne sera prête à reprendre son cycle végétatif et à refaire une nouvelle campagne !


Par Anne-Claude DELATRE – Coordinatrice de production chez Agamy

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Rejoignez-nous sur le salon Wine Paris !

Agamy prend ses quartiers au salon Wine ParisVenez nous rencontrer sur le salon du lundi 11 au mercredi 13 février et déguster nos flacons Louis Tête, Signé Vignerons et le Chat Rouge.

==> Rendez-vous à Paris Expo Porte de Versailles au hall 4, allée F, stand 072.

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Nos 1001 métiers chez Agamy – épisode 9 – Vincent Giroud, trésorier Agamy

Envie de découvrir nos métiers ?
Ce mois-ci, partons à la rencontre de Vincent, le trésorier de la cave !

Une cave coopérative, c’est une entreprise très particulière : en effet, une coopérative n’appartient pas à son chef d’entreprise, mais à ses vignerons coopérateurs. Ces derniers ont donc un rôle crucial : ils définissent et supervisent notamment la stratégie de l’entreprise. Cela leur demande des compétences bien particulières !

Dans ce rôle, Vincent Giroud est au cœur des décisions : il est vice-président d’Agamy et trésorier de la cave. Il suit donc les comptes d’exploitation de près, mais ce n’est pas sa seule casquette… Découvrons ensemble ses missions, au bureau et à la vigne !

Vincent Giroud, quel est ton parcours ?
« Fils de maraîcher, j’ai toujours vécu au milieu des vignes et des fruitiers ! Pour autant, mon attrait pour l’agriculture est réellement apparu à l’adolescence. J’ai donc effectué un bac techno agricole suivi d’un BTS viti-œnologie en vue de reprendre l’exploitation familiale. Pour la petite histoire, j’avais pour professeur de BTS Florent Chirat, aujourd’hui Président de notre Cave de Sain-Bel chez Agamy : le monde est petit !
J’ai effectué mon apprentissage au Château de Pizay, producteur en Beaujolais, avant de voyager notamment en Afrique du Sud pour découvrir le travail de la vigne sur d’autres terroirs. »

Quelles sont tes années marquantes chez Agamy ?

1994
A seize ans, j’ai effectué un stage d’un mois à la Cave de Bully (devenue Agamy), je travaillais en collaboration avec Didier Michallet * qui était caviste à l’époque. Ce stage m’a beaucoup plu et a confirmé mon attrait pour le produit vin. Je suis revenu à la cave pour faire les vendanges, de 2000 à 2003.

* Si vous avez bien suivi nos portraits, vous connaissez Didier ! :-)

2004
Ça y est ! En juillet, j’ai repris l’exploitation familiale. Elle était déjà très diversifiée, je n’ai fait que la développer et la moderniser petit-à-petit. Aujourd’hui, elle représente 23 hectares de vignes, 12 hectares de cerisiers, 2 hectares de pommiers et 2 hectares de légumes divers. Les raisins sont vendus à la cave Agamy, les fruits et légumes à la Sicoly (cave coopérative maraîchère), au marché, et dans un magasin de producteur.
La même année, je rentrais en tant qu’auditeur à la Cave de Bully. Il me paraissait important en tant que producteur de me tenir informé des décisions prises au niveau stratégique. Je suis ensuite devenu administrateur, membre du bureau, puis responsable de la commission technique.

2011
7 ans après mon installation, mon frère me rejoint, et nous nous réorganisons à deux. Il reprend plus particulièrement la gestion du maraîchage, et je garde la partie vignoble. Dans mes vignes, je suis au calme, loin de l’agitation du bureau, et cela m’offre de vrais moments de réflexion !
Mon épouse intervient également dans l’entreprise : elle est responsable de la comptabilité de l’exploitation.

2017
Cette année-là, beaucoup de changements s’opèrent à la cave. Sébastien Coquard devient Président, et je prends le rôle de trésorier. Je participe ainsi à la préparation des comptes, et des indicateurs de suivi de la situation économique de l’entreprise. J’ai une attirance naturelle pour les chiffres ! J’aime l’équation entre le travail de terrain et le côté chiffré. J’ai l’impression de faire le travail du début à la fin.

2019
Que me réserve la suite ? Eh bien, il y aura forcément des changements car je n’aime pas le linéaire, c’est pourquoi j’agrandis régulièrement l’exploitation. Je guette les opportunités qui me permettent de le faire. Aujourd’hui je m’interroge sur un passage en agriculture BIO, pour la vigne et les fruits.
A côté de l’exploitation et de la vie de la cave, j’espère vivre encore beaucoup de nouveaux projets aux côtés de ma famille. Je suis papa de quatre filles : ça en fait, de bons moments à partager !

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[Vin du Mois] Vive le Chardonnay !

La fin d’année approche, les journées raccourcissent et on a peu envie de sortir ! Mais ce n’est pas pour autant qu’on zappe le marché, véritable mine d’or pour nos déjeuners du week-end :-)
Aujourd’hui, on a fait le plein de bons fromages, parfaits pour accompagner notre vin du mois !

Notre IGP Chardonnay est issu de notre terroir du Forez. Derrière sa robe dorée, on découvre un nez complexe aux notes d’agrumes, de fruits jaunes et de fleurs blanches. La bouche est fraîche et équilibrée, dotée d’un volume élégant. Les agrumes se marient à des effluves florales (fleur de vigne, tilleul), pour un ensemble tout en rondeur.

Le Chardonnay et le fromage, c’est un peu notre accord-réconfort. Avec un Chardonnay, on peut croquer dans un morceau d’Ossau Iraty (fromage de brebis), un chèvre frais ou une tomme de Savoie. Réservez les chèvres secs à des vins plus minéraux comme le Sauvignon.
– Pour les vins fruités comme notre Viognier, on coupe une tranche de Morbier ou de Saint Nectaire pas trop fait. Gourmandise assurée…
– Vous préférez les vins moelleux ? Osez l’accord parfait entre notre Chardonnay Moelleux et un roquefort ou une fourme de Montbrison : divin !
– Pour les inconditionnels du vin rouge, choisissez un fromage pas trop puissant : Beaufort, Salers… Accompagné d’un Beaujolais-Villages, vous trouverez votre bonheur.
– Nos crus du Beaujolais ne sont pas en reste : ouvrez un Morgon ou un Brouilly avec un munster : attention, accord détonnant !

Voilà donc quelques exemples d’accords fromages et vins, mais n’oubliez pas la règle de base : le meilleur accord restera toujours celui que VOUS choisissez !

==> Découvrez notre vin du mois dans nos 4 espaces de vente : Bully, Quincié, Sain-Bel et Trelins, ainsi que sur notre boutique en ligne : https://www.agamy.fr/commander-vins-en-ligne/

 

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Nos 1001 métiers chez Agamy – épisode 8 – Didier Michallet, maître de chai à Bully

Envie de découvrir nos métiers ?
Ce mois-ci, partons à la rencontre de Didier, notre magicien du vin…

Dans toute exploitation viticole, le maître de chai a un poste fondamental : il assure l’élevage du vin, de l’entrée du raisin dans la cave jusqu’à sa mise en bouteille. C’est lui qui détermine les processus de vinification et le profit de chaque cuvée, pour élaborer les vins.
Chez Agamy, notre expert vin, c’est Didier Michallet. Son objectif : mettre en lumière toutes les spécificités de nos cépages !
Découvrons ensemble ses missions.

Didier Michallet intervient dès la réception des raisins :

  • Il détermine la méthodologie de notation des baies, par rapport aux caractéristiques qu’il attend de chaque cuvée. D’ailleurs pour cela, il peut compter sur l’œil expert de Marianne, notre responsable qualité, chargée de noter la vendange :-)
  • Il réalise le planning de travail pour les vinifications, qui comprend l’ensemble des consignes de manipulation : dans quelles cuves doivent être orientés les jus, etc…
  • Il détermine de tout le processus de vinification selon le profit de vin qu’on souhaite obtenir (choix technique, durée de macération…)
  • Il réalise également fréquemment des dégustations : pendant la vinification, il déguste tous les jours pour se rendre compte de l’évolution du jus. Cela lui permet d’ajuster les dates de macération, de décuvage… C’est aussi lui qui donne le feu vert pour l’assemblage des cuvées.
  • Enfin, il prépare les échantillons pour les clients qui souhaitent acheter du vin en vrac (non vendu en bouteille), et pour les concours.

Didier a des journées bien remplies ! Arrivé chez Agamy en 1995, il a des anecdotes à nous raconter…

Didier Michallet, quel est ton parcours ?
« J’ai réalisé un bac technique agro-alimentaire à Saint-Genis-Laval, où j’ai pu étudier les produits issus de l’agro-alimentaire : le lait, la viande, le vin… J’ai rapidement apprécié l’univers de la vinification, aussi j’ai continué par un BTS viti-œnologie.
J’ai ensuite travaillé un an au service de remplacement : j’intervenais auprès de tous les vignerons ayant besoin ponctuellement d’un caviste. J’ai ainsi côtoyé une foule de professionnels différents, aux méthodes de travail différentes. J’ai énormément progressé et appris durant cette année. »

Quelles sont tes années marquantes chez Agamy ?

1995 – « J’ai découvert la cave lors d’un remplacement en 1995. D’abord arrivé en CDD dans la coopérative, j’ai occupé un poste qui s’est libéré. J’ai remplacé un caviste et je ne suis plus parti ! J’ai épaulé le maître de chai en poste à ce moment-là, jusqu’à son départ à la retraite en 2003. Je l’ai alors remplacé. »

2003 – « Je me souviens très bien de cette année un peu particulière : d’une part, parce que c’était la canicule et qu’il était très difficile de travailler dans ces conditions de chaleur extrême. D’autre part parce que notre bâtiment actuel était en construction ! Les travaux se terminaient en même temps que les premières vendanges arrivaient. C’était à la fois drôle et très stressant ! Par exemple, je me demandais quand les cuves seraient mises en service pour pouvoir les remplir. On a même repoussé les vendanges car le site n’était pas fini ! Heureusement, tout s’est bien terminé et nous avons pu réaliser notre première vinification sur ce nouveau site. »

2005, 2009, 2011, 2015« Ces années m’ont marqué : grâce à de belles conditions climatiques, on a réalisé des vins puissants, à la forte personnalité. C’est toujours un réel plaisir quand le millésime nous apporte un trait de caractère unique, particulier… »

2018 – « Aujourd’hui, mon travail a changé : on produit le même volume de vin qu’il y a 5 ou 6 ans, mais les Beaujolais ont perdu de la surface : on fait de nouvelles appellations, de nouvelles cuvées… Mon travail est ainsi plus diversifié. Mes journées sont à la fois plus complexes, mais tellement plus enrichissantes !
Mes futurs projets ? Eh bien, j’ai hâte de vous faire découvrir mes nouvelles cuvées ! »

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